29 juin 2026 ~ 0 Commentaire

Lecture : « Nous rêvions juste de liberté », de Henri Loevenbruck, chez Flammarion – Road movie naïf à la française

Chers lecteurs et chères lectrices.

Aujourd’hui, je vous parle de  »Nous rêvions juste de liberté« , un road movie à la française de Henri Loevenbruck.

Mon appréciation♥♥♥♥ / 5

Capture d'écran 2026-06-29 143713Ma chronique : Hugo rencontre Freddy au lycée. Il intègre rapidement sa bande, aux côtés d’Alex et Oscar. Beaucoup glandeurs, un peu délinquants, ils ont deux ennemis : Da Sila, le surveillant général, et l’inspecteur de police Kolinski. Un ciment les unis : une passion pour la moto.

Après que les quatre aient purgé six mois en centre de détention pour mineurs, c’est cette passion qui va les désunir. Hugo et Alex décident de traverser le pays pour retrouver le frère de ce dernier. Oscar les suit. Freddy préfère rester travailler dans le garage familial…

Ainsi commence un road movie aussi burlesque que tragique.

Je pense que l’auteur a volontairement entretenu l’ambiguïté : dans les premiers chapitres, on peut penser que l’histoire de Hugo et ses amis se déroule en France. Il faut le lancement du road movie pour qu’on comprenne que le pays est bien plus vaste que le nôtre, et qu’il s’agit probablement des USA, bien que ce nom ne soit jamais cité. D’où une impression persistante de malaise, celui de jeunes adultes, ou grands adolescents, perdus dans un monde qui ne serait pas le leur… On est très loin de « Easy Rider« .

Les personnages sont en général attachants. Mais leur naïveté, en particulier celle de Hugo, est confondante. Ces garçons, rejoints ensuite par deux jeunes femmes, semblent vivre dans un rêve. Avant qu’une réalité cruelle les rattrape…

L’écriture est originale et bien adaptée au sujet. Hugo, le narrateur, présente assez crument le contexte et le déroulé des événements, sans sombrer dans l’argot, et ça passe bien. La narration est très rythmée : ils en vivent des choses nos jeunes adultes en seulement quelques mois puis années ! Au point que cela nuit à la crédibilité du roman… Trop c’est trop.

La lecture est plaisante, mais on n’y croit rapidement plus. Cet « Easy rider » à la française semble bien trop naïf.

 

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