Lecture : « Le fantôme du bagne de Brest », de François Lange, aux éditions Palémon – Un bon polar historique brestois
Aujourd’hui, je vous présente « Le fantôme du bagne de Brest« , un polar historique de François Lange, huitième tome des enquêtes de Fañch Le Roy.
Mon appréciation : ♥♥♥♥ / 5
Ma chronique : Février 1862. Un ancien gardien du bagne de Brest est assassiné dans une ruelle de la ville. L’ancien directeur du bagne est également victime d’une tentative de meurtre. La rumeur voudrait qu’ils soient les proies d’un homme vêtu en bagnard qui disparaîtrait aux abords de l’ancienne prison.
N’ayant guère confiance dans le maire et le commissaire de Brest, le préfet confie l’enquête à l’inspecteur Le Roy, de la police de Quimper. Ce dernier a à peine le temps d’arriver à Brest que l’ex garde-chiourme en chef est occis à proximité de l’église de son confesseur…
Il y a parfois des hasards…
C’est en rendant visite à un ami écrivain au salon de « L’assassin habite dans le 29 » (un collectif d’écrivains finistériens), à Concarneau l’été dernier, que j’ai découvert François Lange et l’ai laissé me convaincre d’acheter son dernier ouvrage.
Bien que n’étant pas un grand fan de polars historiques, « Le fantôme du bagne de Brest » est le troisième que je lis en trois mois. Et c’est celui qui m’a le plus intéressé.
L’intrigue n’est pas des plus complexes. Elle est surtout le prétexte à une balade dans un Brest qui a disparu : la plus grande partie des sites décrits a été détruite lors des bombardements de la fin de la deuxième guerre mondiale. J’ai quand même reconnu quelques noms qui m’ont rappelé mes années estudiantines brestoises à la fin des années 1970 : Lambézellec, Kerichen, le Bouquen, Kergoat, etc. Des quartiers bien plus urbanisés à la fin du XXème siècle que dans le roman.
La collection de personnages tourne autour de Fañch Le Roy, policier sympathique à l’esprit ouvert. Il n’y a pas d’un côte les bons et de l’autre les méchants. La frontière est plutôt entre ceux qui s’investissent dans leur mission et ceux qui ne le font pas. Avec, on le sent, une plus grande sympathie de l’auteur pour les militaires que pour la hiérarchie policière. Deux mondes auxquels il a appartenu.
L’écriture est plaisante, facile à lire. La narration est dynamique, sans rebondissements excessifs, mais avec une alternance de points de vues.
Un bon polar historique brestois, agréable à lire.
Merci à Jean-Luc Nativelle d’avoir involontairement créé cette opportunité de rencontre avec François Lange et ses bouquins.


Avec plaisir, Michel !